La maladie chez les animaux
L'histoire d'une épidémie
La maladie chez l'homme : les maladies de Creutzfeldt-Jakob
Les risques apportés par l'alimentation chez l'homme
L'alimentation du bétail
Les farines de viande et d'os
Le contrôle sanitaire et vétérinaire
L'abattage systématique
Références
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      La consommation de viande produit chaque année en France plus d'un million de tonnes de déchets, qu'il faut détruire ou recycler (à travers la fabrication de farines animales par exemple). La crise de la vache folle a été provoquée par l'introduction accidentelle de carcasses d'animaux malades dans la chaîne de fabrication de ces farines. Des mesures de plus en plus sévères ont été prises pour faire face à cette crise. La persistance de l'épidémie chez les bovins est due, pour partie, au caractère progressif de l'application des règlements sur l'alimentation du bétail. En revanche, la suppression des abats à risque dans l'alimentation humaine suffit pour éliminer les risques de transmission à l'homme.  
 
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L'alimentation du bétail   imprimer chapitre
 
Retour haut de page Q   Qui mange quoi ?  
  R   L'homme ne mange qu'une petite partie de la production végétale. 70 % des surfaces agricoles françaises sont utilisées pour la nourriture des animaux. Ceux-ci consomment notamment les sous-produits des filières alimentaires (par exemple les sous-produits de la fabrication de l'huile - les tourteaux). Puis l'homme mange les animaux. Le vrai problème est en bout de chaîne, avec l'utilisation des parties des animaux que l'homme ne mange pas (comme les os et certains abats).
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Retour haut de page Q   Que mangent les vaches ?  
  R   Essentiellement du fourrage, au point que la moitié des surfaces agricoles est destinée en France à la production de fourrage. 20 % des surfaces agricoles sont consacrées à la production de céréales, de pois et de colza (ou de plantes apparentées) qui serviront à compléter la ration de fourrage des vaches et à nourrir les cochons et les volailles.
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Retour haut de page Q   Les vaches sont-elles devenues " carnivores " ?  
  R   Non bien sûr. Cependant tous les animaux, même les herbivores, ont besoin de manger des protéines pour vivre. Il existe plusieurs sources de protéines : la viande, mais aussi les graines (pois, colza, soja) et même l'herbe. Les herbivores utilisent les protéines présentes dans les plantes. Cependant, ceci ne représente qu'une petite partie des protéines qu'ils consomment. Les herbivores se nourrissent surtout des protéines constituant les micro-organismes qui se multiplient dans leur panse.
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Retour haut de page Q   Pourquoi faut-il ajouter des aliments concentrés à la ration des vaches ?  
  R   Le fourrage ne suffit pas pour les animaux très productifs, comme les vaches laitières. Ceux-ci ont besoin de beaucoup plus de protéines. Elles leur sont apportées habituellement par les pois et les sous-produits de la fabrication de l'huile (tourteaux de colza et de soja). Ces compléments représentent alors de 20 à 25 % de la ration alimentaire. Cet apport n'est que de 10 % dans les races à viande ou chez les vaches laitières moyennement productives.
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Retour haut de page Q   Comment les vaches sont-elles nourries dans d'autres pays ?  
  R   L'organisation de l'espace et les conditions climatiques sont décisives. Ainsi, la Nouvelle-Zélande n'utilise pratiquement pas de compléments car les ruminants disposent de pâturages suffisants et disponibles presque toute l'année. En revanche, aux Pays-Bas, l'espace est plus limité, le fourrage est rare et la ration alimentaire est composée de grandes quantités de compléments. Les autres pays européens sont dans une situation intermédiaire.
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Retour haut de page Q   Pourquoi donnait-on des farines animales aux vaches ?  
  R   Dans le domaine de la production animale, l'alimentation représente plus de la moitié des coûts. L'objectif de l'éleveur est de satisfaire les besoins des animaux, tout en tenant compte de contraintes économiques. Les farines animales ont été utilisées pour les ruminants à chaque fois qu'elles ont représenté une solution plus économique que les tourteaux de soja et de colza. Leur concentration n'a cependant jamais dépassé 2 à 3 % dans les mélanges industriels distribués en France pour les ruminants.
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Retour haut de page Q   Que peut-on faire des déchets des abattoirs ?  
  R   L'alimentation animale a été longtemps le principal débouché économiquement intéressant des sous-produits non utilisables en alimentation humaine. Ces sous-produits représentaient un faible pourcentage du chiffre d'affaire des industries agroalimentaires mais intervenaient généralement de façon cruciale dans leur rentabilité. L'utilisation pour l'alimentation animale est désormais interdite.
Dans l'attente de décisions sur la gestion des déchets des abattoirs, ils continuent à être transformés en farines. Celles-ci sont stockées, ce qui pose des problèmes d'environnement.
([7] p. 50, [16] p. 88)
 
 
© Science & Décision - mise à jour du dossier décembre 2002